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Thomas Guibert

Portraits d’acteur :
Thomas Guibert

 

Thomas Guibert, propriétaire du Château Roquevieille et du Château Palatin.
Photos Jean-Bernard Nadeau – Images Drone Stéphane Labaurie – Réalisation Arnaud Fleuri – Interview Frédérique Nguyen Huu.

 

Thomas Guibert : Voir plus loin et plus grand

Ingénieur de l’École de Purpan, Thomas Guibert dispose aussi d’un diplôme d’œnologue. Il commence sa carrière dans une propriété viticole appartenant à une société de négoce où il reste deux ans avant de prendre la direction d’une propriété de Saint-Émilion. Il y reste 15 ans, période pendant laquelle ce domaine passe de grand cru à grand cru classé.

 

 

Depuis l’enfance, Thomas Guibert évolue dans l’univers du vin et de la vigne. Son grand-père cultivait une douzaine d’hectares de vignes, situées en côtes-de-Duras, dans le Lot-et-Garonne, tandis que sa belle-famille possède une propriété à Castillon et une autre à Saint-Émilion. Quand son beau-père décède brutalement il y a 5 ans, cette ascendance terrienne et viticole n’est pas sans incidence sur sa décision de se lancer et de « tenter ce pari ».

 

 

Après avoir travaillé 17 ans pour d’autres, il reprend les domaines de Roquevieille et Palatin. Les deux propriétés représentent alors un peu moins de 12 hectares. Thomas Guibert rachète des vignes et prend des fermages pour arriver aujourd’hui à une vingtaine d’hectares sur les deux appellations. Dans les années à venir, il entend continuer de se développer pour enrichir son offre.

 

 

 

 

 

 

Château Roquevieille et Château Palatin : un terroir où « faire de très beaux produits »

Sur ses deux domaines, Thomas Guibert met tout œuvre pour proposer des vins « les plus naturels possible qui reflètent au mieux leur terroir ». Château Roquevieille dispose d’un vignoble unique implanté sur un des points les plus élevés de Gironde. Il se déploie sur un sol où le rocher calcaire affleure ce qui confère aux vins une belle minéralité. Situées sur un dôme entre 120 et 130 m de hauteur, les vignes sont naturellement ventilées et ainsi protégées contre la pourriture, le mildiou et le gel. En 1991 et 2017, Roquevieille n’a pas souffert des gelées ayant frappé la grande majorité des propriétés du Bordelais.

 

Ces éléments ont été décisifs dans son choix de reprendre le domaine explique Thomas Guibert : « en tant que technicien, l’ingénieur agricole que je suis, voit là la possibilité de faire des très beaux produits ». À Roquevieille, il élabore deux cuvées pour une production totale de 120 000 bouteilles dont 80% composent la cuvée tradition avec « des vins souples, élégants, offrant finesse et gourmandise ». Plus exclusive, la cuvée excellence vinifiée dans des foudres de 500L donne des vins de garde plus structurés.

 

Toutes les couleurs du vin
Sur le terroir argilo-calcaire et graveleux du domaine du Château Palatin, Thomas Guibert produit entre 15 et 20 000 bouteilles. Bien qu’ingénieur et œnologue, à Saint-Émilion comme à Castillon, il travaille avec Œnoteam et Thomas Duclos avec lequel il partage une même vision visant à façonner des vins issus de leur terroir, fruités, élégants et dotés d’une grande netteté aromatique.

Passionné d’histoire, Thomas Guibert produit aussi un Clairet, rosé, foncé et soutenu, dans la tradition des vins qui partaient d’Aquitaine pour l’Angleterre à la suite du mariage d’Aliénor et Henri Plantagenêt. Pour compléter l’ensemble et pouvoir offrir « toutes les couleurs du vin », il souhaiterait pouvoir vinifier des Castillon en blanc.

Autre spécificité des vins de Thomas Guibert, leur réseau de distribution. L’homme privilégie le contact direct avec ses clients, cavistes, restaurateurs ou hôtels, en France comme à l’étranger et notamment aux États-Unis où il se rend plusieurs fois par an.

 

Environnement : une vision et une responsabilité collectives

L’environnement est un sujet qui lui tient à cœur depuis de longues années. Son mémoire de fin d’études a conduit à la mise en place d’une station de traitement des effluents pour les adhérents du Syndicat de Castillon Côtes de Bordeaux. Aujourd’hui, l’ancien étudiant n’a rien perdu de ses convictions. Elles se traduisent par un engagement environnemental sur ses propriétés qui disposent d’une certification de niveau 2. Elles s’expriment aussi au niveau collectif « puisque dans ce secteur agir seul n’a pas de sens, l’impact ne peut venir que d’actions communes. »

S’il se félicite des progrès « énormes » réalisés par les vignerons de Bordeaux dans le domaine environnemental ces cinq dernières années, beaucoup reste à faire. Élu syndical de Castillon, il plaide pour que l’ensemble des viticulteurs s’inscrivent dans une démarche globale. À Saint-Émilion aussi les choses avancent. La Commission environnementale de Saint-Émilion, qu’il a co-présidée, a instauré l’inscription d’une certification environnementale dans le cahier des charges de l’appellation pour les propriétés au plus tard en janvier 2023.

 

 

Making of

 

 

En savoir plus sur le Château Roquevieille

 

 

 

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