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Palmarès Oenovideo 2010

Deux femmes de talent, l’une vigneronne, l’autre réalisatrice  au sommet du Palmarès Oenovidéo 2010

Le 17e Festival International Oenovidéo vient de se clôturer. Du 13 au 16 mai 2010, les festivaliers ont découvert, en compétition, 29 films de 17 pays. À l’issue de quatre jours de projection, le Grand Jury présidé par Edouard Molinaro et les Jurys partenaires ont dévoilé les 11 meilleurs films 2010.

Le palmarès 2010 confirme le caractère international du festival avec une majorité de films étrangers primés : 7 et 4 films Français. Ces fictions et documentaires, de 6 pays différents, illustrent les nouvelles tendances du Festival : l’arrivée de la fiction, la qualité croissante des images et des scénarios, la palette de plus en plus large des sujets traités, l’implication de réalisateurs de renom.

Pour la première fois, un film «les 4 saisons des 5 sens» a été projeté en odorama (synchronisation image-son-odeur). Ce court métrage français, produit par l’Institut Franc-Comtois des Vins et du Goût est un véritable voyage sensoriel. Il a mis les papilles des spectateurs en éveil et a reçu le Prix ANEV de la meilleure action d’intérêt général. Pour la première fois dans l’histoire du festival, une fiction, dont le scénario est entièrement inspiré par l’histoire d’amour entre les hommes, la vigne et le vin, a fait son apparition. Elle a été longuement applaudie par des festivaliers sous le charme de cette histoire magistralement interprétée et mise en scène par la réalisatrice néo-zélandaise Niki Caro. Cette œuvre vient d’être récompensée par le Trophée du meilleur long métrage et le Prix de l’Imaginarium. Quel dommage qu’une diffusion de ce film, tourné en partie en Bourgogne, ne soit pas prévue en France !   

Les 11 meilleurs films sur la vigne et le vin 2010

« Les saisons de Marie-Thérèse Chappaz » remporte le Trophée Cep d’Or Spécial du Grand Jury et le Prix FIJEV. Ce documentaire suisse de 52 minutes réalisé par Fred Florey (Bordu films) dresse subtilement le portrait attachant d’une femme “amoureuse de ses vignes”. Les images débordent de cet amour pour la terre, ses vignes et son métier. La caméra présente mais discrète, comme un compagnon de route, nous fait partager ses fatigues et ses joies. Ce film remarquablement bien fait, présente avec pudeur et sensibilité un bel hommage à la biodynamie.

« La veine du vigneron » (The Vintner’s Luck) remporte le Trophée du meilleur long métrage et le Prix de l’Imaginarium. Construit autour d’un triple mystère : homme, vin, amour, cette fiction est magnifiquement filmée par Niki Caro, une très grande réalisatrice, néo-zélandaise (Acajou films). Divinement interprété par Gaspard Ulliel et Jérémie Rénier, ce film sensoriel et sensuel est un vibrant hommage aux hommes qui travaillent la vigne et élaborent le vin. Il transmet avec émotion le grand mystère de l’amour de la vigne et du vin.

« It is true …what they say about Luxembourg», clip Luxembourgeois de 5 minutes réalisé par Thomas Neunreither (Broadcasting Center Europe) remporte le trophée du meilleur court-métrage pour sa créativité et la vision moderne et joyeuse qu’il offre des coteaux ensoleillés de la Moselle et de son vin.

«The spanish wine cathedrals», documentaire espagnol de 52 minutes réalisé par Eterio Ortega (Idem 4SL) se voit décerner le trophée de la meilleure image. Par la mise en avant magistrale de la lumière andalouse et d’architectures remarquables, ce film invite à découvrir l’Espagne viticole.

« Lingo Vino », fiction luxembourgeoise de 35 minutes du réalisateur allemand Daniel Texter (Iris productions) remporte le Trophée du meilleur scénario et le Prix Paysages et Environnement de Bayer CropScience. On se laisse captiver par cette fable pittoresque, face-à-face fort et tendre entre Léo et Jacob deux vieux vignerons querelleurs. Ce moyen métrage se déroule comme une pièce de théâtre, un huis clos, à ciel ouvert sur les bords de la Moselle.

« Révélation d’une AOC » court métrage français de 11 minutes réalisé par Philippe Vergeot (Conseil Interprofessionnel des vins AOC du Languedoc) remporte le trophée du meilleur film de promotion des ventes. Cette fiction délicate et rythmée donne envie à travers de très belles images poétiques et le cheminement d’une jeune fille, de partir à la découverte des vignerons du Languedoc.

« Et le vin fût ! » long métrage espagnol réalisé par Quim Paredes i Baulida (24 imatges & Segon Sl) remporte le trophée mention spéciale pédagogie. Ce film passionnant et didactique raconte la naissance d’un vignoble en Catalogne. Il explique merveilleusement bien de A à Z les différentes étapes de la vigne à la cave.

« La dernière goutte » court métrage français de 5 minutes réalisé par Raphael Bruggey (Renaud Berthoud, Mazet des Croses) remporte le Prix VSPV (Vin Santé Plaisir de Vivre) car il concentre en un temps record comment faire une bouteille de vin et la partager pour le plaisir de la rencontre.

« Bio-Diversité, Vins naturels tous azimut », documentaire français de 2 heures réalisé et produit par Jacques Macquart-Moulin remporte le Prix Savour Club du meilleur film aventures et découvertes. Cette enquête conduite à la rencontre de vignerons pour lesquels le vin est une aventure quotidienne et célèbre le respect de la biodiversité en viticulture.

«  Les 4 Saisons des 5 Sens », court métrage français de 21 minutes réalisé par Eric Marguet (Institut Franc-Comtois des Vins et du Goût) et diffusé en odorama (synchronisation image-son-odeur) remporte le Prix ANEV (Association national des Élus du Vin) de la meilleure action d’intérêt général. Véritable voyage sensoriel, ce film évoque les arômes, invite aux accords mets et vins. Ce périple gourmand met les papilles en éveil et en valeur le patrimoine viticole si précieux du Jura.

« Corked », long métrage américain réalisé par Paul Hawley (Brian A Hoffman) remporte le Prix du Public 2010. Cette comédie tourne en dérision l’industrie américaine du vin et écorche avec humour l’égo de certains sommeliers, critiques de vin, « marketer » du vin et maitres de chais Californiens. Un film qui nous apporte un regard nouveau sur une profession parfois trop sérieuse.

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