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Palmarès du Concours Mondial de Bruxelles 2010

Concours MondialLe concours Mondial de Bruxelles viens de se terminer : palmarès 2010 et interview de Jonathan Quique

Le Palmarès 2010

Agence Fleurie : le Concours Mondial de Bruxelles est aujourd’hui un des concours les plus importants et les plus reconnus au monde. Quelle est la philosophie de l’évènement ?
Jonathan Quique : « Notre ambition première est d’être le plus représentatif et non le plus grand des concours. C’est pour cela que nous attachons énormément d’importance à rassembler un panel d’experts passionnés par le vin, représentatif à la fois des marchés consommateurs émergents (Chine, Inde, Russie, …) et établis (Etats-Unis, Royaume Uni, Belgique, Allemagne, …) mais aussi des principaux pays producteurs (France, Espagne, Italie, Chili, Afrique du Sud, …). La notoriété du Concours Mondial tant dans la sphère productive que commerciale est cruciale pour réunir des participants représentatifs de l’offre globale.« 

Quels sont les atouts du Concours Mondial de Bruxelles face aux autres concours ? Avez-vous une ‘botte secrète’ ?
J.Q. : « Comme expliqué ci-dessus, le ‘plus’ est sans conteste notre dimension internationale, qui se reflète aussi bien au sein du jury (40 nationalités) que parmi les vins et spiritueux en compétition (50 pays). Nous mettons également un point d’honneur à préserver la convivialité de l’évènement, même s’il devient chaque année un peu plus grand.« 

Près de 7000 vins et spiritueux en compétition, en effet, c’est énorme ! Quels sont les défis à relever pour organiser un tel évènement ? Qu’est-ce qui a changé cette année ?
J.Q. : « Fondamentalement, qu’il s’agisse de 1000 ou 7000 échantillons, le défi est le même. Tout est question d’organisation ! Nous avons bien sûr élargi l’équipe année après année pour garantir le bon déroulement des dégustations. Chaque pays visité apporte également ses spécificités auxquelles il faut s’adapter. Heureusement, de Bordeaux à Palerme, nous avons partout rencontré le même dynamisme ! Cette année, nous étions bien sûr suspendus à l’évolution du nuage de cendre rejeté par l’Eyjafjöll. Les premiers membres de l’équipe organisatrice ont traversé la France et une partie de l’Italie par la route avant de rejoindre Palerme par la mer sur un …porte-container ! Le trafic aérien a repris son cours normal juste à temps pour permettre à notre jury de rejoindre la Sicle. Certains dégustateurs ont fait le tour du monde, ou presque, pour y arriver, cela prouve leur attachement au Concours Mondial. Ceci dit, tout était prévu pour organiser le Concours Mondial si l’interruption du trafic s’était prolongée : 60 œnologues de l’Institut régional des vins de Sicile étaient prêts à apporter leur soutien.« 

Certains critiques disent le Concours Mondial très ‘orienté marché’, ce qui explique l’importante représentation des journalistes au sein du jury, peut-être au détriment des techniciens.
J.Q. : « Le marché n’est pas qu’un concept économique. C’est vous, nous, l’étudiant, la ménagère ou le retraité. Et ces gens recherchent la même chose, partout dans le monde : des vins plaisants, de qualité irréprochable, au juste prix. Une Médaille du Concours Mondial de Bruxelles aide le consommateur à découvrir de nouveaux vins, tout en faisant confiance à un jury (très) qualifié.« 

Justement, quel est le rôle, l’importance des journalistes au sein du jury ?
J.Q. : « Le journaliste est, par essence, indépendant. Informer est son métier. Lui faire la part belle au sein du jury est une manière de donner aux producteurs participants et au consommateur une garantie supplémentaire de l’équité et l’indépendance du Concours Mondial.« 

Et une fois le Concours terminé,  le palmarès proclamé, que se passe-t-il ?
J.Q. : « D’après les retours que nous font parvenir les producteurs médaillés, une Médaille du Concours Mondial de Bruxelles n’est pas seulement la consécration du travail accompli : c’est aussi un label de qualité à haute valeur ajoutée. Y compris pour les petites maisons, souvent familiales, disposant de peu ou pas du tout de budget, de structure marketing. Nous sommes là pour aider ces vignerons, ces distillateurs, à tirer le meilleur parti de leur Médaille. Une visite sur www.concoursmondial.com vous donnera rapidement un aperçu des actions menées toute l’année durant. Et le résultat est là. Un distributeur belge a mené l’expérience suivante : dans deux points de vente similaires, le même vin était présenté avec ou sans la Médaille ; les ventes ont été de 15% supérieures dans le magasin où la bouteille affichait la Médaille. »

Pour terminer : en 2008, le Concours Mondial de Bruxelles se tenait à Bordeaux. Un retour en France est-il envisageable ?
J.Q. : « Pourquoi pas! La France, ce n’est pas que Bordeaux. Nous examinons chaque candidature avec attention. Un premier critère est l’infrastructure : la région doit disposer d’un aéroport international bien desservi et d’une surface bien équipée –pas nécessairement un palais d’exposition- pouvant accueillir les sessions de dégustation. Une capacité hôtelière de 350 personnes, répondant aux critères internationaux et à proximité des salles de dégustation est également nécessaire. Enfin, un environnement plaisant, riche en possibilité œno-culturelles, est un sérieux atout. L’infrastructure n’est bien sûr rien sans enthousiasme. Les défis techniques et organisationnels sont nombreux, la passion est un ingrédient indispensable pour surmonter ces obstacles ! En tant qu’organisateurs, il est très gratifiant de recevoir de nombreuses candidatures. Le Concours Mondial de Bruxelles est aujourd’hui considéré comme un vrai ‘Mondial’ des vins et spiritueux !« 

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