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La minute Marketing : stop à la fiche technique !

C’est souvent le premier outil de communication dont se dotent les vignerons pour communiquer sur leurs vins, attention au piège de la fiche technique.

 

Comme son nom l’indique, une fiche technique est réservée à un usage professionnel de… techniciens : vignerons, œnologues, ingénieurs agronomes, voire distributeurs partenaires commerciaux ! Elle ne doit pas être confondue avec la fiche produit !

 

Une fiche technique à usage professionnel

En aucun cas la fiche technique ne doit être destinée au grand public. En effet, quel consommateur sera intéressé par l’âge moyen des vignes, la densité de plantation du vignoble, le rendement moyen sur la propriété ou la fermentation en cuve inox thermorégulée ? Pourtant, c’est souvent ce genre d’informations qu’on retrouve dans les fiches « techniques » disponibles sur les sites internet des vignerons.

 

Aussi, ne faut-il pas confondre fiche technique et fiche produit.

 

(c) Vinotecarium

Une fiche produit à l’intention du consommateur

La fiche produit doit communiquer au consommateur des informations utiles et pertinentes en mettant notamment en avant :

 

Dernier point, ne pas rechigner à investir quelques dizaines d’euros dans une photo packshot professionnelle de la bouteille.

 

Mickaël Rouyer
Consultant, formateur & dégustateur Vintaste.

 

5 réponses à “La minute Marketing : stop à la fiche technique !”

  1. Mon expérience est assez différente.

    « Quel consommateur sera intéressé par l’âge moyen des vignes, la densité de plantation du vignoble (etc) »…

    Ma réponse est : beaucoup, vraiment beaucoup de consommateurs s’intéressent à ce genre d’information. Et la disponibilité de cela est souvent quelque chose qui distingue un site vigneron qui prend ses consommateurs au sérieux.

    C’est aussi quelque chose qui est cohérent avec et démontré par la demande de plus en plus fréquent de voir une « liste d’ingrédients » sur l’étiquette.

    • Agence Fleurie dit :

      Vous parlez tout de même plus du passionné que du consommateur lambda non ? Mais pour ceux-ci pouvoir accéder à des informations précises et complètes est sans doute un critère important c’est vrai…

  2. Dans une certaine mesure peut-être. Mais le consommateur lambda s’intéresse guère suffisamment aux détails pour avancer plus loin que le texte banal marketing (« notre terroir unique », « une longue tradition familiale », « un goût expressif et élégant »… qui finalement ne disent pas grand-chose).

    • Agence Fleurie dit :

      Chaque cas est différent bien sur mais on peut imaginer qu’il ait besoin justement d’être accompagné dans son choix (médailles, accords, service, …). Quand à l’étiquette ça pourrait faire l’objet d’un autre article, je transmet vos remarques à l’auteur ! Merci pour l’attention !

    • Mickaël ROUYER dit :

      Je comprends votre remarque. Tout dépend surtout à qui on s’adresse. Dans la plupart du temps, le consommateur a déjà du mal avec les hectolitres et les hectares (je caricature à peine…) alors le rendement… De plus, ces informations ne sont pas des valeurs/vérités absolues : on peut faire du très bon vin à 60 hl/ha, comme du mauvais à 35 hl/ha. Idem, est-ce qu’on fait du meilleur vin avec des vignes de 20/30 ou 50 ans ? Disons que cela nécessite du temps pour expliquer. Je ne dis pas que ce ne sont pas des infos intéressantes, juste que souvent, de la façon dont elles sont communiquées aux consommateurs, elles ne servent pas à grand chose. Pire, elles peuvent créer une distance ou stigmatiser le consommateur.

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