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Regain des exportations de vin français vers Hong Kong

Les exportations de vin français ont progressé de 70% à Hong Kong, depuis le début de l’année 2008 par Claire Fages, RFI

En visite en Chine, le ministre français de l’Agriculture, Michel Barnier, s’est réjoui de ce regain, favorisé par la suppression des droits de douanes sur les vins importés dans la province chinoise. Au cours de sa visite, le ministre de l’agriculture français, Michel Barnier, a tenu à « remercier les autorités de Hong Kong, qui ont supprimé les droits de douane sur les vins français ». Après avoir abaissé de 40% les taxes sur le vin importé, en 2007, l’administration de la Région administrative spéciale a décidé de les supprimer complètement, en février dernier. Résultat : les exportations de vin français ont bondi de 28% l’an dernier, et à nouveau de 70% depuis le début de cette année !

La France est toujours le premier fournisseur de vin à Hong Kong, où elle détient un tiers des parts de marché. Mais les crus français, plus chers que les vins du Nouveau Monde, étaient fortement pénalisés par ces taxes ad valorem, c’est-à-dire proportionnelles à la valeur du produit importé. C’est donc désormais un handicap de moins pour les exportations de vin français, déjà pénalisées par l’euro fort… face à la concurrence des vins australiens et chiliens, très en vogue à Hong Kong, depuis le début des années 2000.

Le marché de Hong Kong
est d’autant plus précieux pour la France, que la province est devenue une plateforme commerciale incontournable pour le vin, dans la région : un cinquième des volumes importés est réexporté vers toute l’Asie, dont la moitié en Chine. Or l’Asie est « le » marché d’avenir pour la production viticole : on s’attend à ce que la consommation de vin y soit multipliée par deux d’ici trois ans, soit une progression huit fois plus rapide que dans le reste du monde.

Michel Barnier a donc tâché de pousser l’avantage des vins français. Il a signé ce mardi 19 août, un protocole d’accord de coopération dans le domaine du vin, avec la ministre du Commerce et du Développement économique de Hong Kong, Rita Lau. Ce partenariat vise à promouvoir les investissements et à encourager le développement des liens entre les entreprises françaises et hongkongaises, dans le secteur viticole et le négoce. Cet accord-cadre entend également développer le tourisme et la connaissance des différents vignobles français, par le biais de salons et de dégustations. ll est vrai qu’à Hong Kong, on ne jure que par le vin de Bordeaux. C’est pourquoi la Chambre de commerce et d’industrie française à Hong Kong veut  encourager les vignerons des autres terroirs français à se faire connaître. Elle leur proposera bientôt une vitrine sur place. « Non pas un stand d’exposition permanent, précise Maxime Bourboulon, interlocuteur des entreprises à la  Chambre de commerce, mais un entreposage de leur vin sous forme de palette, à des coûts très intéressants, 70-80 euros par mois (…) Il y a un gros potentiel de développement, à Hong Kong et dans le reste de l’Asie, pour le vin de Bourgogne, des vallées du Rhône, d’Alsace, de Loire, voire même les vins rosés ».

Enfin, Paris espère que Hong Kong supprimera bientôt les droits de douane sur les spiritueux.  Ce qui permettrait peut-être au cognac, toujours principal poste des exportations agroalimentaires françaises, de reprendre le leadership qu’il a perdu au profit du whisky, en 2003, auprès des consommateurs asiatiques.

Retrouvez l’article complet et ses illustrations sur www.rfi.fr

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