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La minute marché, avec Lionel Bord et Didier Meurus

Entretien avec les initiateurs d’un partenariat intéressant : Lionel Bord, ancien propriétaire de Clos Jean à Loupiac et Didier Meurus, gestionnaire du “Le 72 Restaurant” du golf de Bordeaux Cameyrac.

 

 

C’est hélas une constatation bien pénible, les vins de Bordeaux comme des autres régions d’ailleurs se consomment de moins en moins en restauration. Les initiatives pour découvrir les vins et booster les ventes et la consommation se multiplient notamment en Gironde. Et ce, bien souvent, avec beaucoup d’intelligence et de sens du partenariat…

 

Les vins liquoreux, tout particulièrement, sont bien souvent oubliés, notamment en été, où considérés comme inadaptés aux températures estivales. D’où cette intéressante collaboration entre un producteur de vin et un restaurateur.

 

 

Bernard Sirot : D’où est venue cette idée originale et heureuse de collaboration assez exclusive vu les lieux ?

 

Lionel Bord : Tout simplement en évoquant la consommation des vins et en particulier les liquoreux avec Didier Meurus. L’été, la consommation liquide est orientée vers les bières, le vin rosé essentiellement et les cocktails et notamment l’incontournable Spritz. Hors les liquoreux sont des vins surprenants qui peuvent beaucoup surprendre notamment sous forme de cocktails, en particulier l’été.

 

 

BS :  En quoi consiste exactement cette recette ?

 

LB : L’extraordinaire succès du Spritz m’a tout simplement conduit à réfléchir à une boisson d’été avec mon Clos Jean Loupiac. Il y avait déjà la sangria blanche à base de liquoreux mais je souhaitais créer une boisson encore plus estivale, plus légère, qui suscite notamment chez les dames et les jeunes un sentiment de curiosité mais aussi de nouveauté. De plus, vu la recette, le taux d’alcool ne dépasse pas 7 degrés. Un élément non négligeable à l’heure d’aujourd’hui.

 

 

BS : Qui a été à l’origine de cette idée ?

 

LB : J’ai beaucoup réfléchi et réalisé de nombreux essais qui se sont révélés positifs avec des amis. Aujourd’hui, la recette que je propose est composée d’une dose de Clos Jean, jeune de préférence et d’une dose égale de Schweppes Indian Tonic. Les glaçons sont bien entendu les bienvenus. Pour ceux qui le souhaitent, une tranche de citron ou d’orange peut apporter un regain aromatique et colorée dans le verre.

 

 

BS :  L’été, en tour premier lieu, est la période de consommation de cocktails. Vous n’avez pas hésité à vous impliquer dans cette initiative qui aujourd’hui est largement répandue en Gironde…

 

LB : En effet…Fallait-il trouver le partenaire convaincu de l’intérêt gustatif du cocktail et qui accepte d’en devenir le co-créateur. Didier Meurus a de suite répondu positivement à ma proposition. De plus, l’idée d’associer un vigneron à un restaurateur l’a particulièrement sensibilisé.

 

 

BS : Lors d’un récent tournoi au Golf de Saint-Sulpice et Cameyrac, un trou du parcours a été dédié au Loupiac Tonic. Quelle fut l’accueil des participants ?

 

LB : Au trou n° 13 les golfeurs et golfeuses avaient une halte pour un buffet accompagné de mes vins blancs secs, rouges et liquoreux sans oublier mon cocktail enthousiasmant. Plus de 90% ont participé à ce moment de détente. Succès confirmé lors de la remise de prix où la dégustation à du être interrompue… faute de stock suffisant de Schweppes.

 

 

BS Après huit semaines de lancement, peut-on déjà tirer des enseignements ?

 

Didier Meurus : La qualité du cocktail est indéniable mais relativement méconnu. Il reste donc à promouvoir, car la qualité de ce produit est largement supérieure aux cocktails industriels biens connus qui bénéficient bien entendu d’un marketing puissant. Nous allons mettre en avant le produit en qualité de cocktail du moment ( le cocktail du 72).

 

 

BS :  Quel est le sentiment des consommateurs sur ces cocktails et plus généralement sur les vins liquoreux ?

 

DM : Généralement, le client s’interroge sur la sucrosité du cocktail proposé. Une fois testé, il remarque que l’équilibre entre le sucre et l’amertume du tonic se révèle surprenant et fort intéressant. Pour les vins liquoreux il reste à ce jour et à mon avis, un produit qui a été un peu oublié dans la région et par extension dans le monde. Ils méritent beaucoup d’intérêt à condition bien entendu de les promouvoir intelligemment et notamment en association avec des plats cuisinés.

 

 

BS Proposer des plats adaptés à ce type de vin est donc aussi une idée à creuser avec bonheur ?

 

DM :  Nous avons eu l’occasion avec Lionel de proposer un menu du Sud-ouest avec une association mets et vins du Château Clos Jean. Que ce soit en entrée (avec du foie gras) ou avec notre délicieuse croustade aux pommes cuites au Loupiac. Nous allons maintenant réfléchir à d’autres associations gourmandes.

 

 

BS :  Comptez-vous, afin de pérenniser l’ approche actuelle, renouveler cette heureuse initiative avec d’autres vins provenant d’autres producteurs girondins ?

 

DM : Je propose l’été, des soirées “Braséro” les vendredis soirs et le reste de l’année une soirée par mois avec à chaque fois un thème différent. Donc je suis ouvert à toute demande pour promouvoir un produit de la région. J’en profite pour lancer un appel aux candidats vignerons qui seraient intéressés par ce partenariat gagnant.

 

 

BS :  Le club-house et son restaurant sont-ils ouvert à tous et non uniquement aux membres du golf ?

 

DM : Le restaurant ainsi que le club-house sont ouverts à tous, chaque jour (7/7) de 08h30 à 19h ( l’été) et 18h (l’hiver). Sans oublier les soirées à thèmes que vous retrouvez sur notre page Facebook du restaurant Le 72. Vous êtes les bienvenus.

 

Le Soixante douze

 

Article réalisé par Bernard Sirot.
Journaliste et dégustateur Vintaste
Photos DR

 

 

 

 

 

 

Une réponse à “La minute marché, avec Lionel Bord et Didier Meurus”

  1. Bord dit :

    bravo Bernard dans cette période difficile voilà de. l enthousiasme du positif et de la apport de plaisirs
    en effet il faut sortir des chemins battus qui sont un peu cabossé.

    à siivre

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