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Censuré – 30 octobre 2008

Bordeaux CensuréNon à la censure du vin : les arguments d’une filière responsable !

Publicité et information : attentes de la filière.
L’inacceptable : le projet d’interdiction des dégustations gratuites
Pénalisant : projet d’augmentation de la fiscalité
La vérité des chiffres
Retrouvez tous ces points dans le dossier de presse Vin et Société

Le vin pourrait se voir enfin reconnaître l’accès légal à Internet ! Tant mieux : c’est pour tous les opérateurs un moyen de communication vital pour faire connaître leurs produits. Le gouvernement pourrait combler un vide juridique, préjudiciable à tous les professionnels du vin et de l’information. Rappelons qu’en 1991, le législateur n’avait pas pris en compte le média Internet, alors inexistant. La filière réclame simplement une mise à jour de la loi, dans le respect de l’encadrement du Code de santé publique.

Les interdits qui menacent la filière vitivinicole française ! C’est pourquoi celle-ci a unanimement décidé de mener une opération nationale, en recouvrant symboliquement du terme « censuré » les panneaux de villes portant le nom de vin d’appellation.  Une manière de protester contre la multiplication des interdits et de montrer que la défense du vin est celle d’une culture au cœur de notre patrimoine et de nos terroirs.
« La filière refuse d’être diabolisée ! Elle refuse tantôt de servir de faire-valoir culturel et économique, et tantôt de servir de bouc émissaire, s’insurge Laurent Gapenne, président de la FGVB. Or, nous sommes attaqués de tous côtés : sur la communication, qui peut être condamnée à tout moment, sur la fiscalité, et maintenant sur la possibilité d’offrir gratuitement des vins à la dégustation, ce qui remet en question notre existence même. Les médias sont dans l’aléa juridique permanent lorsqu’ils parlent de vin… cela ne peu plus durer». Le nom des villes synonymes de vin, dont Bordeaux est le meilleur exemple, semblent devenir des mots honteux, voire dangereux, puisque leur évocation peut être requalifiée en publicité. Plusieurs journaux condamnés en ont fait les frais !« Ne devrons-nous pas rebaptiser toutes les villes portant des noms de vins s’interroge Bernard Farges, Président du syndicat Bordeaux et Bordeaux Supérieur ? Les pouvoirs publics doivent permettre à la filière viticole d’exercer son activité et nous avons besoin pour cela d’un cadre juridique définissant la publicité. »  

Une filière responsable, aujourd’hui fragilisée
Rappelons que la consommation de vin en France a profondément évolué au cours des dernières décennies, grâce notamment aux efforts de la filière viticole pour valoriser ses produits au travers des terroirs et du goût. Cette consommation a été divisée par 2 en 25 ans ; elle s’est concentrée sur une consommation qualitative et ne concerne pratiquement pas les jeunes. Autrement dit, elle repose sur un modèle de consommation responsable, dont l’équilibre est fragile. Demain, c’est la survie de la viticulture française qui est en jeu. Il faut en avoir conscience. La filière vitivinicole a fait la preuve de son engagement citoyen, en défendant une consommation « plaisir » et responsable, conforme aux repères de l’OMS, notamment à travers la création d’un site dédié (www.vinetsociete.fr) et en s’associant largement à la Sécurité Routière dans la politique de prévention.

Contact presse : Juliana Camus – 05 56 00 22 99 – fgvb@monAOC.com

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