Accueil / Non classé / Carnet de Vendanges Septembre 2026
Le millésime 2026 est un millésime hors normes, marqué par des conditions climatiques extrêmes mêlant canicules, sécheresse et chaleur persistante. Malgré ces contraintes, la vigne a démontré une remarquable capacité de résilience, offrant au final un millésime qualitatif, aromatique et étonnamment généreux, compte tenu du contexte climatique exceptionnel.
L’automne et l’hiver sont marqués par un climat doux et très pluvieux, avec un mois de février exceptionnellement chaud et le plus arrosé des 25 dernières années. À l’approche du débourrement, la pluviométrie cumulée depuis octobre affiche un excédent de 32 %, créant des sols gorgés d’eau. Ces conditions chaudes et humides favorisent un débourrement extrêmement précoce, autour du 20 mars, soit près de deux semaines d’avance sur la moyenne. On observe toutefois une forte hétérogénéité selon la nature des sols et les dates de taille, qui influencent la dynamique de reprise végétative. Le contexte climatique devient exceptionnellement chaud et sec dès le printemps. La vigne pousse rapidement grâce à la chaleur, à une forte luminosité et à des réserves hydriques encore présentes dans les sols. Cela entraîne une floraison très précoce, autour du 20 mai, soit 15 jours d’avance sur la moyenne. Les secteurs les plus précoces fleurissent même entre le 10 et le 15 mai, mais les pluies et le rafraîchissement des températures provoquent localement coulure et millerandage, accentuant l’hétérogénéité entre parcelles. Fin mai, une première canicule précoce avec des températures proches de 35 °C marque un printemps considéré comme le plus chaud des 25 dernières années. L’été se poursuit dans la même dynamique, avec quatre épisodes de canicule entre fin juin et mi‑août, dont des pics supérieurs à 40 °C. Le mois de juin devient le plus chaud jamais enregistré depuis 1919, entraînant des brûlures sur feuilles et grappes, phénomène inédit à Bordeaux à ce stade du cycle. La véraison commence très tôt, dès fin juin, mais la chaleur extrême et la sécheresse ralentissent ensuite sa progression, la rendant très étalée. La mi‑véraison du Merlot est observée autour du 25 juillet, soit 10 jours d’avance sur la moyenne. Globalement, de mars à fin juillet, les conditions sont extrêmes mais les accidents climatiques restent limités : un gel fin mars avec peu de dégâts, et une grêle localisée le 10 juillet autour de Saint‑Émilion et Pomerol.
Le millésime 2026 établit un record de précocité, avec des vendanges de sauvignon blanc débutant dès le 5 août. Malgré les canicules répétées depuis la fin juin, la vigne est restée verte et a démontré une véritable résilience face aux stress hydriques et thermiques. L’état sanitaire du raisin est décrit comme excellent : très peu de maladies, pas de pourriture. Contre toute attente, ce millésime 2026 se distingue non seulement par sa qualité, mais aussi par sa quantité. Les blancs offrent une complexité aromatique marquée, accompagnée de charnu en bouche. Les blancs secs sont considérés comme l’une des belles réussites du millésime avec des profils aromatiques intenses et précis, Moins précoces que les blancs, les premiers merlots destinés aux rouges sont vendangés au cours de la semaine du 24 août, soit seulement une semaine d’avance par rapport à 2025. Si vendanges de blancs ont débuté très tôt afin de préserver la fraîcheur aromatique, celles des rouges se révèlent plus techniques. Les maturités technologiques sont atteintes rapidement, mais restent décalées par rapport aux maturités phénoliques et aromatiques, ce qui entraîne des vendanges longues et très étalées dans le temps, elles se poursuivent encore dans les zones plus tardives. Contre toute attente, les rendements observés oscillent aujourd’hui entre 25 et 70 hl/ha. Ces écarts importants reflètent les différences de pluviométrie, la diversité des terroirs et leur capacité variable à résister aux épisodes de canicule. Les premiers moûts de rouge fermentent correctement et montrent déjà une belle intensité colorante ainsi qu’un fruit éclatant. Les vendanges de cabernets débutent désormais sur l’ensemble des secteurs, et l’on attend avec impatience de découvrir leur potentiel. Les tries de liquoreux ont commencé autour du 10 septembre. Pour l’heure, les conditions météorologiques ne sont pas encore réellement favorables à l’installation du botrytis nécessaire à la pourriture noble. Il faudra faire preuve de patience en attendant le retour des brouillards matinaux, indispensables à son développement
Le millésime 2026 est marqué par des conditions climatiques extrêmes, avec une sortie d’hiver particulièrement humide, suivie d’un printemps relativement précoce puis d’un été très sec et caniculaire. Le débourrement est intervenu tôt dans la saison, tandis que certaines zones basses du vignoble ont subi un épisode de gel printanier. La floraison, autour du 15 mai, s’est déroulée dans des conditions instables, à la transition entre une période fraîche et humide et la première canicule de la saison. Ces variations brutales ont favorisé des phénomènes de coulure et de millerandage, réduisant le nombre de baies par grappe malgré un bon potentiel initial de récolte.
La longue période de sécheresse a ensuite conduit à la formation de baies historiquement petites. Cette faible proportion de jus par rapport à la matière solide laisse présager des vins concentrés, denses, riches en couleur et particulièrement aromatiques. Grâce à la présence de nos argiles profondes offrant une importante réserve hydrique, les vignes nous ont surpris en résistant particulièrement bien au stress hydrique. Les pratiques agroécologiques mises en œuvre depuis de nombreuses années, notamment le maintien de couverts végétaux et la création d’un paillage naturel protégeant les sols de l’insolation et limitant l’évaporation, ont permis de préserver la fraîcheur du vignoble malgré les fortes chaleurs et d’éviter les phénomènes d’échaudage sur les raisins.
Quelques épisodes orageux très localisés ont apporté un peu d’eau au vignoble au cours de l’été, avec ponctuellement de la grêle. Ces pluies ont contribué à limiter les effets de la sécheresse, alors que de nombreux secteurs du Bordelais en ont davantage souffert. L’ensemble de ces conditions laisse entrevoir un millésime de grande qualité, caractérisé par des raisins très concentrés, charnus et expressifs, tout en conservant un bon équilibre entre fraicheur et maturité avec des degrés alcooliques qui ne seront pas excessifs.
cormeil-figeac.com, AOC Saint-Emilion Grand Cru
La grande surprise de ce millésime 2026 fut la capacité du vignoble à résister à cette sécheresse historique. Même à la fin de l’été, le vignoble est resté vert et dans un état sanitaire parfait, malgré les conditions climatiques extrêmes. D’une précocité record, nos premiers sauvignons blancs furent cueillis dès le 18 août et à notre grand étonnement, les rendements de nos vignes blanches sont généreux et d’une complexité aromatique incroyable.La vigne a fait preuve d’une résilience inespérée pour s’adapter à cet été caniculaire. Nous avons terminé les blancs le 25 août et nous venons de débuter les vendanges de nos merlots. Il semblerait que leurs rendements soient également généreux avec des degrés élevés et des acidités basses. Les fruits sont croquants, juteux, les peaux restent épaisses et très noires, Les pépins sont croquants et dégagent des arômes de cacao, bref une base qui semble excellente.
Château Brown, AOC Pessac-Léognan
Après un été sec et chaud, les vendanges 2026 ont débuté exceptionnellement tôt à Bordeaux. Au Château Panchille, nous avons commencé les blancs dès le 20 août et prévoyons de terminer les rouges autour du 12 septembre, une précocité encore jamais vue dans notre histoire. Les petites baies, synonymes de rendements plus faibles, nous offrent une vendange particulièrement saine et d’une très belle qualité, avec une belle concentration et une maturité prometteuse. Nous abordons maintenant la vinification avec vigilance et précision, avec l’ambition de révéler un très beau millésime 2026.
Château Panchille, AOC Bordeaux
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