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L’effervescence est palpable dans les vignes et dans les chais

Wine Paris approche à grands pas et se présente sous de bons auspices, d’autant plus que le millésime 2025 s’annonce assez extraordinaire. Un sérieux concurrent d’ailleurs pour les millésimes précédents toujours en chais.

 

Le millésime 2025 semble déjà plébiscité, à Bordeaux, et bien au-delà, aussi bien en blancs secs, liquoreux qu’en rouges…

 

 

Dégustation Pré Primeurs Enosens du 16 janvier

Un millésime idéal ?

 

Après une succession de millésimes ayant souffert d’instabilité météo, depuis 2016, le récent millésime produit réunit enfin toutes les conditions optimales au niveau météo,  pour un très grand millésime. Sauf, bien entendu, les volumes produits qui sont les plus faibles depuis très longtemps. Et ne parlons pas des arrachages qui se multiplient et qui font encore tomber les estimations de production aux alentours de 3,5 millions d’hectolitres en Gironde..

 

Le 16 janvier 2026, au stade Atlantique, le groupe Enosens a présenté en avant‑première « Millésime », un aperçu des vins représentatifs des 50 appellations. Les 146 participants ( Négociants, Cavistes, producteurs,..) ont également pu découvrir une sélection d’« insolites » — cépages résistants, verjus, jus de raisin, vinaigres ouvrant la réflexion sur une diversification des produits issus du raisin. Comme le précise l’oenologue Marie Laurence Porte, ce millésime redonne le sourire dans un contexte compliqué. Prochain épisode, les dégustations en primeurs qui seront proposées aux professionnels début avril.

 

 

Incertitude géopolitique

 

Au niveau international, ce mois de janvier a été marqué par une nouvelle panique dans la planète des vins européens avec les annonces tonitruantes du Président des Etats-Unis…

 

Toujours dans la la provocation et la démesure, il fragilise à souhait le monde et l’économie en particulier. L’instabilité géo-politique continue donc d’alimenter les débats tout azimut et complique toujours le commerce international.

 

 

(c) JB Nadeau

Des éléments positifs

 

Outre la qualité du millésime et même s’il faut rester prudents, les accords du Mercosur semblent être une chance pour la viticulture européenne, française et bien entendu Bordelaise. Un contraste de taille avec la plupart des autres secteurs agricoles.

 

Une autre bonne nouvelle, et elle est aussi de taille comme le précisait dernièrement Christophe Chateau du CIVB, les récents accords commerciaux signés entre l’Europe et l’Inde. C’est le pays le plus peuplé au monde avec 1,4 milliard d’habitants. Il se distingue par une forte diversité ethnique, linguistique, religieuse et culturelle. La consommation actuelle de vin est minime puisqu’elle est estimée à une cuillère de café par habitant et par an. Il y a donc de sérieuse perspectives d’avenir. Grands admirateurs d’art de vivre à la Française, il n’y a qu’un pas, mais faut-il le franchir, pour associer la cuisine locale aux vins de Bordeaux. Peut-être l’ouverture d’un nouvel eldorado… A suivre avec beaucoup d’attention.

 

 

Bernard Sirot
Journaliste et dégustateur Vintaste

 

Photos JB Nadeau.

 

 

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