Accueil / Marché / Sélection Podcast : Coup de projecteur sur Vincent Voisin, fondateur du restaurant Temps à nouveau à Mérignac
Après plus de 20 ans dans le commerce du vin, il s’est lancé dans la restauration avec une approche bien à lui : une carte largement tournée vers les Bordeaux et une volonté claire de les rendre accessibles. Il partage son regard sur l’image des vins de Bordeaux, sur les freins qui persistent chez certains consommateurs, et sur le rôle que peuvent jouer les restaurants pour leur redonner envie.
Extraits…
Ah oui, il y en a oui. Il y en a une toute petite, mais qui est géniale. Moi je m’éclate à chaque fois que je bois des vins de chez eux, c’est les Côtes de Bordeaux Sainte-Foy. D’une façon générale, toutes les côtes, que ce soit en Bourg, en Blaye, en Castillon, ont vraiment des vins fantastiques mais qui manquent de notoriété. En fait, le client d’un restaurant, notamment à Bordeaux, est ouvert, très ouvert à découvrir des vins nouveaux. Pour finir, une autre appellation intéressante, c’est Moulis en Médoc qui est aussi une très belle appellation et beaucoup de vins qui sont très bien dont le profil aromatique correspond bien au goût du consommateur actuellement.
Non, franchement non, parce que, par exemple, je vends beaucoup de Saint-Estèphe, beaucoup de Margaux, et de loin, en première position, des Pessac Léognan. Ils ont une grosse notoriété. Dans mes ventes, le Bordeaux représente actuellement plus de 80 % des ventes. Je ne propose au verre que du Bordeaux. […]. Il y a une question qui est importante, c’est « Est-ce que ça vous plaît ? Oui ? Non ? » […] Même au verre, je leur fais goûter le vin, s’il leur plaît, très bien, s’il ne leur plaît pas, il n’y a pas de problème, je dédramatise et on change de style. Et on finit toujours par trouver un style qui plaît aux consommateurs, quel que soit leur goût, quel que soit leur type de vin et à Bordeaux, il y a toutes les palettes aromatiques possibles. Par exemple, j’ai répondu à Jérémy Brun du Domaine du Carrelet qui vient de sortir un Carmenère, qui s’appelle Carmenère tout simplement. Il m’intéresse justement, je vais en prendre quelques bouteilles juste pour le faire goûter à mes clients, pour voir un peu leur réaction. Parce que j’ai des clients qui sont très intéressés, qui sont ouverts à découvrir d’autres vins et d’autres appellations de Bordeaux. Parce qu’à Bordeaux, on peut y passer 2 – 3 mois, en buvant chaque jour une appellation différente. […] Et c’est aussi un jeu pour moi d’essayer de trouver à chaque fois le profil qui va plaire aux clients qui me le rendent bien parce qu’ils sont contents. Ils viennent ici aussi parce qu’ils découvrent. J’ai plein de clients fidèles qui viennent, qui reviennent, et à chaque fois, ils veulent un vin différent. Ils ne prennent pas la carte des vins, ils me laissent le choix. C’est satisfaisant de voir leur sourire et de trouver le vin qui va bien avec le palais du client et avec le plat qu’il a en face de lui.[…].
Maison Féret
Fondée en 1812 par Jean-Baptiste Féret à Bordeaux, la maison Féret est l’une des plus anciennes maisons d’édition spécialisées dans le domaine du vin en France. Après l’emblématique Bordeaux et ses Vins, dont la première édition date de 1850, Féret publia également en 1889 un annuaire des Personnalités et Notables Girondins. Ce dernier devait constituer le premier tome d’un corpus consacré aux acteurs qui comptaient dans le département girondin.
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