Echos de Bordeaux

Résultats du Top Vin 2026 de L’Entre-deux-Mers

20 lauréats composent le « Top Vin 2026 », choisis par un jury de sommeliers parmi parmi les 49 participants.

 

Cette année, cette sélection a été confiée à l’association des Sommeliers de Bordeaux Aquitaine, provenant pour beaucoup d’entre eux d’établissements de renom. Pour la première fois, ils ont dégusté les deux couleurs de l’appellation, établissant ainsi un Top Vin blanc et rouge !

 

Les vins dégustés étaient principalement sur les millésimes 2025 et 2024 en blanc et 2023 et 2024 en rouge. Ces vins sélectionnés seront ensuite utilisés tout au long de l’année sur les actions de promotion et de communication du Syndicat Viticole de l’AOC Entre-deux-Mers.

 

 

 

 

 

Les  lauréats 2026 vins blancs

Château Chantelouve 2025
Vignobles Lescoutras – chateau-chantelouve@orange.fr
Château Les Arromans 2025
Vignobles Joël Duffau – vignobles.jduffau@orange.fr
Château La Grande Métairie 2025
Vignobles Buffeteau – jean.buffeteau@gmail.com
Château Nardique la Gravière 2025
Vignobles Thérèse – lesvignoblestherese@gmail.com
Château Landereau 2025
Vignobles Baylet – bruno.baylet@outlook.fr
Ajisaï Première Préssée 2025
Vignobles Baylet – bruno.baylet@outlook.fr
Château Thieuley 2025
Vignobles Courselle – contact@thieuley.com
Château la Freynelle 2025
Vignobles Barthe – veronique@vbarthe.com
Château Grand Jean 2025
Vignobles Dulon – sophiedulon@vignobles-dulon.com
Château de Beauregard Ducourt 2025
Vignobles Ducourt – jonathan.ducourt@ducourt.com
Château Castenet 2025
Terres de Guennec – terresdeguennec@terresdeguennec.fr
Château Haut-Rian 2025
Vins Pauline Lapierre – bonjour@vinspaulinelapierre.fr

 

Les  lauréats 2026 vins blancs cuvées “élevées”

Ephémère par JeanChristophe ICARD 2025
Vignobles Icard – orangerie@chateau-orangerie.com
Le Grand Blanc du Château Roquefort 2024
Château Roquefort – cb@chateau-roquefort.com
Château Bellevue 2024
Famille D’Amecourt – yves.damecourt@gmail.com

 

Les  lauréats 2026 vins rouges

Château Vermont la Grande Cuvée 2024
Château Vermont –  chateauvermont@chateau-vermont.fr
Château Landereau Prestige 2023
Vignobles Baylet – bruno.baylet@outlook.fr
Château Thieuley 2023
Vignobles Courselle – contact@thieuley.com
Noste Terra 2023
Caves de Rauzan – sylvie.barreau@cavesderauzan.fr
Château Lauduc Grande Cuvée 2023
Maison Grandeau – m.grandeau@lauduc.com

 

 

En savoir plus

 

 

Portrait d’actrice : Anne-Laurence Chadronnier

 

 

Anne-Laurence Chadronnier, Château Marsau, Francs

 

 

Photos Jean-Bernard Nadeau – Texte Frédérique Nguyen Huu – Vidéo Mathieu Anglada – Montage Arnaud Fleuri

 

 

GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER, PROPRIETAIRE DU CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS // FRANCE, GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER FROM CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS

 

Anne-Laurence Chadronnier est née en Bretagne. Elle grandit dans cette région qui « l’accompagne encore beaucoup, se retrouve dans (s)on caractère, (s)a sensibilité aux paysages et éléments » et, peut-être même jusque dans la salinité minérale de certains de ses vins…

 

Bonne élève, elle arrive à l’âge des choix sans vocation précise, mais avec l’envie « d’exercer un métier en lien avec la terre, quelque chose qui donne du sens à la vie. » Elle intègre l’École Supérieure des Agricultures d’Angers. « Un peu au hasard, sur les conseils d’une élève de la précédente promotion, » elle opte en troisième année pour une spécialisation en viticulture.

 

 

 

Le Choix du Vin

 

Sans être issue du milieu viticole, le vin fait partie de son univers familial : avec un grand-père paternel marchand de vin, et des parents amateurs de bons vins. Le choix de cette spécialisation se vit comme une révélation : « Je suis tombée amoureuse de la vigne. » Vient, en quatrième année, une orientation vers l’œnologie et la découverte qu’elle apprécie même la chimie — dès lors qu’elle lui trouve une application concrète.

 

Nouveau hasard. Sous la forme d’un magazine trouvé dans un train et d’un article sur l’émergence des vins chiliens qui l’incite à découvrir d’autres horizons alors que son école inaugure justement un partenariat. avec l’université de Santiago. Ce concours de circonstances lui permet de s’envoler pour l’Amérique latine en 1999.

 

 

 

GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER, PROPRIETAIRE DU CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS // FRANCE, GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER FROM CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCSLa rencontre avec Bordeaux

 

De retour en France, la jeune ingénieure effectue un stage dans une maison de négoce bordelaise. Prenant alors conscience de sa nette préférence pour la production., elle choisit de revenir vers la terre et s’inscrit à la Faculté d’Œnologie de Bordeaux. Au cours de ces années, elle rencontre son futur mari, Mathieu — un Bordelais, lui aussi passionné de vin.

 

Son mariage l’ancre dans cette région où elle débute sa carrière comme directrice technique dans le Médoc. « Un vrai challenge » pour celle qui affirme avec le recul qu’il aurait parfois été plus simple de commencer dans les rangs pour se forger un savoir-faire de terrain. » Après quatre années très enrichissantes à ce poste, elle se heurte avec la naissance de son premier enfant, à la difficulté de concilier poste exigeant et vie de mère ?

 

Elle choisit de s’accorder du temps avec son fils, « mais n’y trouve pas son équilibre » C’est pourquoi elle accepte une nouvelle opportunité : une mission à Château Palmer aux côtés de Thomas Duroux. « Il a toujours cru en moi. Ça m’a beaucoup aidée et donné de la force, » indique-t-elle en évoquant les deux années extrêmement formatrices passées dans ce prestigieux domaine de Margaux qui conduit alors de grands travaux de restructuration.

 

 

 

GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER, PROPRIETAIRE DU CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS // FRANCE, GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER FROM CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCSChâteau Marsau

 

En 2012, son beau-père leur propose de reprendre Château Marsau. « Avec Mathieu, nous nous lançons dans l’aventure. » Changement de décor. avec cette nouvelle implantation. Marsau, c’est dix hectares de merlot sur argile, entourés de bois, à l’opposé du cabernet sauvignon sur graves qu’elle travaillait auparavant. À l’écart des autres appellations bordelaises et loin des conventions, d’emblée, ce domaine des Francs-Côtes-de-Bordeaux situé aux confins de la Gironde et de la Dordogne la séduit.

 

Dans un premier temps, elle intervient uniquement sur les vins, insufflant une direction nouvelle : des tanins soyeux, de la fraîcheur. En 2018, ils reprennent l’ensemble du domaine, vignes comprises et décident de passer en agriculture biologique. La raison est d’abord humaine. « Si je mets du cuivre, je sais ce que je mets, je sais qu’il n’y a pas de danger pour l’humain. »

 

Avec le merlot, « cépage capricieux, très sensible au mildiou » le passage en bio s’avère un défi redoutable. En 2018, 80 % de la récolte est perdue. En 2023, 95 % — les vendanges se font grain par grain, comme en Sauternes. « Ces deux épisodes ont été très douloureux et illustrent à quel point ce métier de passion peut se retourner contre vous. Pourtant, on ne reviendra jamais en arrière. On aime faire du vin, on s’accroche. C’est une bataille compliquée, un combat de chaque instant. »

 

 

 

Repenser l’approche des sols

 

Ces épreuves l’incitent à repenser entièrement son approche des sols. Travaux de conservation, abandon du labour pour laisser les micro-organismes travailler. « L’idée est d’intervenir le moins possible pour préserver les sols, limiter l’érosion et l’oxydation. » Cette agriculture douce se retrouve dans le verre. « L’agroécologie et le non-labour donnent des vins plus identitaires, permettent de mieux ressentir tous les minéraux captés par la vigne. »

 

Peu d’extraction, recherche de douceur et d’’énergie à la fois, au chai, la philosophie est cohérente avec la conduite du vignoble. « Les merlots sur argile donnent des vins structurés. Derrière, on instille de la rondeur. » L’élevage évolue. En 2018, ils acquièrent un foudre de 30 hectolitres puis passent à 100% d’élevage en foudre dès 2022. Une décision nourrie par de nombreuses dégustations, un faible pour les vins italiens — Brunello, Barolo — et l’envie de s’affranchir de la tradition de la barrique. Le foudre atténue le boisé. Il confère une patine, un parfum subtil qui complexifie sans aromatiser.

 

GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER, PROPRIETAIRE DU CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS // FRANCE, GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER FROM CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS

 

Le vin de Prairie

 

À quelques mètres de Marsau, séparé par une unique route, se trouve le lieu-dit Prairie. Autrefois intégré au domaine, il subit le gel de 2017 puis de fortes pertes en 2018. En 2019, il affiche une renaissance inattendue. « Les vignes étaient très belles, elles me faisaient comme un clin d’œil. » En parcourant les rangs, Anne-Laurence comprend que Prairie n’est pas Marsau.

 

Les paysages l’indiquent. Là où Marsau déploie un univers de chênes et châtaigniers, Prairie s’ouvre sur une forêt de pins et une lande de chaque côté. Naît alors un autre vin, différent dans l’esprit. « Un vin de copains, plein de fraîcheur. Un brut de cuve décomplexé. Marsau est un vin cérébral, Prairie est joyeux. »

 

 

 

Un métier comme un acte de résistance

 

« On travaille avec nos mains, nos jambes, notre odorat et notre goût — autant d’éléments irremplaçables. En ces temps où la société et le monde vont très mal, on exerce un métier qui a beaucoup de sens, porté par la valeur d’un travail artisanal qu’on ne pourra pas remplacer. » Aujourd’hui, Anne-Laurence Chadronnier envisage son métier comme d’un acte de résistance.

 

Ni les difficultés actuelles, ni le recul de la consommation ne la font dévier. « Je crois qu’on fait du vin pour susciter le partage et la convivialité. Nous sommes des résistants face à la morosité ambiante ! Avec le vin, nous affirmons que la vie est belle. Nous aidons la société à retrouver le goût de la terre puisque la vie vient de la terre et que le vin la transmet. »

 

 

GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER, PROPRIETAIRE DU CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS // FRANCE, GIRONDE (33) FRANCS, ANNE-LO CHADRONNIER FROM CHATEAU MARSAU, COTES DE FRANCS

 

Making Of

 

En savoir plus sur Château Marsau

Palmarès des Vinalies Internationales 2026

Résultats des Vinalies Internationales qui se sont déroulées du 25 au 29 mars.

 

Au terme de cette nouvelle édition, 796 médailles ont été décernées : 138 médailles Grand Or, 621 médailles Or et 37 médailles Argent..

 

 

 

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Plus d’infos

 

 

 

Sélection édition : Demain Paysan

Un livre documentaire sur 15 histoires de reconversion vers les métiers de la terre et du vivant, par Constant et Cyrille Formé-Bècherat.

 

DEMAIN PAYSAN est un livre documentaire mêlant photographies et textes, construit autour de 15 portraits de personnes ayant choisi de changer de vie pour se tourner vers des métiers de la terre et du vivant. Pendant un an, les auteurs ont parcouru la Nouvelle-Aquitaine pour écouter, photographier et raconter des femmes et des hommes qui se sont tournés vers ces trajectoires.

 

 

15 portraits

 

Pour chaque portrait, plusieurs jours d’entretien et d’échanges ont permis de parcourir l’ensemble de la trajectoire : de la vie d’avant jusqu’au constat du chemin parcouru. L’objectif  est de retranscrire leur aventure dans les moindres détails. Le vigneron Jeremy Brun, ancien Officier de Marine et viticulteur dans le Fronsadais est l’un de ces portraits.

 

 

Les auteurs : Cyrille et Constant Formé-Bècherat

 

Constant Formé-Bècherat, image.  Photographe et initiateur de ce projet, né et installé sur le Bassin d’Arcachon. Il cherche une photographie documentaire au plus près du réel : raconter des vies, des trajectoires, des choix, sans les simplifier.
Cyrillet Formé-Bècherat, écriture. Formé au théâtre, avant de déplacer sa parole vers l’audio, puis vers l’écriture au long cours. Sa démarche est la même, laisser de la place aux contradictions, à la nuance, à la complexité des parcours.

 

 

Pour en découvrir davantage sur ce projet de livre documentaire, rendez-vous sur ULULE :

 

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Palmarès Concours International de Lyon 2026

Les 1000 dégustateurs se sont retrouvés à la Cité Internationale de Lyon, pour déguster près de 7 370 échantillons dont 4 790 de vins.

 

 

Sous l’œil avisé du Commissaire Général, et sous contrôle d’huissier, l’ensemble de ces échantillons a été dégusté dans le respect de la réglementation des concours et de la certification ISO9001.

 

Le concours des vins a présenté 4 790 échantillons. Au total, 1 573 médailles d’Or et d’Argent ont été délivrées. 31 trophées ont également été remis aux meilleurs vins de chaque pays et de chaque appellation française. Le meilleur vin de la compétition est le Domaine Fernand Engel – AOP Alsace Riesling Réserve 2024. Meilleur vin du Sud-Ouest : Earl Vignobles Serge Gazziola -Château les Plaguettes Fleur de Cuvee Blanche. Meilleur vin du Bordelais de la compétition : Château d’Escurac 2020, Médoc.

 

Près de 1 000 échantillons de spiritueux ont été jugés et notés. 328 spiritueux ont été médaillés d’Or et d’Argent, et 23 trophées ont été décernés. Le meilleur spiritueux de la compétition tout pays confondu est une liqueur à base d’épices. Il s’agit de Sapori Sole par Controvento SAS

 

 

 

Le Palmarès complet

 

Viticulture Cap 2030

Face à la crise, la Chambre d’Agriculture de la Gironde a pris l’initiative de lancer Viticulture cap 2030, une démarche de concertation à l’échelle de toute la filière viticole, pour construire un plan opérationnel inscrivant la filière dans une dynamique de reconquête.

 

 

Pendant plusieurs mois, appuyée par l’Institut Enterritoires, la Chambre d’Agriculture a réuni près de quarante acteurs représentatifs de la filière : viticulteurs, organisations professionnelles, chercheurs, collectivités et pouvoirs publics. Objectif : partager les constats, croiser les expertises et construire collectivement des réponses concrètes.

 

Cette concertation a abouti à un diagnostic partagé et à 35 propositions d’actions concrètes, structurées autour de six priorités, destinées à être mises en œuvre à l’échelle de l’ensemble de la filière dans un esprit résolument conquérant :

 

 

1 Adapter les pratiques pour améliorer la productivité et sécuriser les rendements face au changement climatique

 

La maîtrise des rendements est devenue stratégique pour la filière bordelaise, afin de compenser la réduction des surfaces et de préserver les volumes et parts de marché. L’enjeu est de maintenir une rentabilité malgré une  production instable, liée aux aléas climatiques et sanitaires. L’amélioration des rendements repose sur une approche progressive : optimisation des pratiques à court terme, adaptation des systèmes de conduite à moyen terme. À long terme, elle implique l’évolution du matériel végétal, notamment via des cépages résistants et des porte-greffes adaptés. Enfin, les institutions doivent accompagner cette transition (information, financement), assouplir les cahiers des charges AOC et renforcer les dispositifs assurantiels.

 

 

2 Adapter les gammes et les styles de vins aux nouvelles attentes du marché

 

La baisse mondiale de la consommation de vins rouges s’accompagne d’une évolution vers des vins plus légers, moins alcoolisés et vers les blancs, rosés et effervescents. L’adaptation des styles de vins devient ainsi un levier clé pour aligner l’offre avec la demande et restaurer la viabilité économique des exploitations. À court terme, le surgreffage permet de faire évoluer rapidement l’encépagement, sous réserve de vignes jeunes et saines. Cette pratique, qui a été délaissée, mériterait d’être relancée et mieux intégrée aux dispositifs de restructuration pour limiter les risques économiques. À moyen terme, un pilotage collectif de l’offre est nécessaire pour éviter de nouveaux déséquilibres et sécuriser les marchés.

 

 

3 Diversifier les cultures et les activités agricoles

 

L’arrachage engagé depuis 2023 libère des surfaces dont l’avenir est déterminant pour l’équilibre du territoire. La diversification des cultures et des activités apparaît comme un levier clé de résilience, à condition d’être pensée collectivement.
Sa viabilité repose sur une ingénierie territoriale intégrant contraintes agronomiques, eau, débouchés et investissements. La mobilisation d’outils fonciers et d’investissements collectifs est essentielle pour sécuriser les projets et limiter les risques.
Enfin, le développement d’activités complémentaires, notamment l’œnotourisme, contribue à renforcer durablement la résilience économique.

 

 

4 Sécuriser et élargir les débouchés

 

La crise viticole tient principalement à un décalage entre l’offre et la demande. La reconquête passe par une stratégie multicanale, du local à l’international, notamment auprès des jeunes consommateurs. Il est nécessaire de renforcer l’ancrage local (« patriotisme viticole ») et de redynamiser l’image des vins de Bordeaux par une offre diversifiée. À l’export, l’enjeu est d’accompagner les entreprises et de réorienter les aides vers la promotion. Enfin, le raccourcissement des circuits et une meilleure coopération avec le négoce sont essentiels pour la résilience économique.

 

 

5 Attirer, former et fidéliser la main d’oeuvre

 

La filière viticole fait face à une crise démographique majeure, avec la moitié des viticulteurs partant à la retraite d’ici 2030. Le renouvellement est insuffisant, aggravé par une pénurie de main-d’œuvre et un désintérêt des jeunes pour les formations viticoles. Les métiers, perçus comme pénibles et peu valorisés, peinent à attirer malgré leur technicité croissante. Attirer, former et fidéliser une main-d’œuvre qualifiée devient essentiel pour l’adaptation de la filière. Cela passe par des formations plus flexibles et une amélioration de l’attractivité des métiers (conditions de travail, image, accueil).

 

 

6 Les grandes orientations

 

Face à la crise, les mesures d’urgence doivent laisser place à une stratégie de long terme adaptée au marché. Cela suppose de questionner le « tout AOC » et d’accompagner la diversification par une segmentation (IGP, VSIG). La modernisation des cahiers des charges est nécessaire pour renforcer la compétitivité des AOC. La filière souffre d’une sous-valorisation et d’un manque de rentabilité des exploitations. Le rééquilibrage des relations commerciales et un meilleur partage de la valeur deviennent prioritaires..

 

 

Lire le diagnostic version synthétique

 

 

Chambre d’Agriculture de la Gironde

La Chambre d’Agriculture de la Gironde, établissement public au service des agriculteurs, des sylviculteurs, des propriétaires forestiers et des territoires ruraux, joue un rôle central dans l’accompagnement du monde agricole girondin. Pilier du développement rural, elle est dirigée par des élus professionnels..
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Palmarès Challenge des Terroirs 2026

La 21ème édition du Concours a eu lieu le 20 mars dernier à UCVA – Chai de vieillissement, à Coutras.

 

36 médailles d’Or, 14 médailles d’Argent et 1 médaille de Bronze ont été attribuées aux vins issus de 33 appellations de France. Ils ont été dégustés par 85 jurés (professionnels du monde du vin et amateurs.

 

Le palmarès

 

 

Le Challenge des Terroirs est l’organisateur du concours, il est le fruit de l’union de l’Association Terroirs coutradais et de la GIE Enosens, située à Grézillac.

Nouveau Président pour l’Association des œnologues de Bordeaux

Pierre-Philippe Trinez, nouveau Président de l’Association des œnologues de Bordeaux

 

 

Après 8 années de présidence, Diala Younes-Lavenu laisse la place à Pierre-Philippe Trinez pour poursuivre les actions du réseau alumni des diplômés du DNO de Bordeaux depuis 1966. L’association regroupe près de 3 000 adhérents, disséminés aux quatre coins du globe, elle organise une dizaine d’événements par an. .

 

 

 

Continuité et redynamisation

 

Pierre-Philippe a passé son DNO (Diplôme National d’Œnologue) en 2016, en vue d’une reconversion professionnelle. Il est aujourd’hui Area Manager pour le groupe Sofralab. Lors des vœux qu’il a présenté à l’ensemble des adhérents de l’Association, Pierre-Philippe a souligné sa volonté de pérenniser les actions de l’association et d’assurer une continuité avec sa prédécesseur tout en mettant l’accent sur le recrutement de nouveaux jeunes bénévoles et leur implication dans la réussite des actions de l’association. Il sera soutenu dans sa mission par un conseil d’administration renouvelé et renforcé.

 

 

 

 

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Vi-TIC 2026

VI-TIC, l’événement incontournable de l’innovation numérique et robotique pour la filière viti-vinicole, aura lieu mardi 7 juillet au Château Luchey-Halde.

 


 

 

Plus de 50 entreprises et des centaines de professionnels seront réunis pour découvrir les dernières technologies de la vigne au verre. Présentez vos solutions en démonstration au cœur du vignoble, devant une audience ciblée de viticulteurs, conseillers viticoles, techniciens et enseignants.

 

 

 

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Inno’Vin Bordeaux Aquitaine

 

INNO’VIN est le cluster de la filière vitivinicole en Nouvelle-Aquitaine. C’est une association qui fédère aujourd’hui plus de 180 adhérents, notamment autour de Bordeaux et Cognac. INNO’VIN a pour objectif de développer l’innovation au sein de la filière vitivinicole pour favoriser sa compétitivité, en animant l’écosystème, en aidant ses adhérents à développer des projets d’innovation, et en leur apportant des services personnalisés.
www.innovin.fr